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Dacia : low-cost d’hier, d’aujourd’hui et de demain

Si vous vous apprêtez à acquérir un véhicule neuf, que cela soit une voiture mandataire ou concessionnaire, peut-être que l’on vous a conseillé une Dacia. Pourtant, vous ne parvenez toujours pas à vous décider. Aussi populaire qu’elle paraisse, vous trouvez cette marque trop obscure : d’où viennent ses modèles ? Comment se sont-ils retrouvés si vite en top des ventes ? Peut-on faire confiance à son mandataire dacia ? Bref, un brin d’explication ne serait pas du luxe. Ça tombe bien, c’est notre sujet du jour !

Créé en 1966, Dacia est un constructeur automobile roumain. Aujourd’hui, il est connu pour être le principal producteur de véhicule low-cost (bas prix) de Renault. La méthode ? Construire à l’étranger. Ce que l’on ignore, c’est que Dacia a développé cette activité bien avant ! Dès l’été 69, elle produit déjà un « dérivé » de la Renault 12, sous l’appellation « Dacia 1300 ». Mais à l’époque, l’objectif était différent. Profiter des avancées technologiques de l’Europe de l’Ouest était le seul moyen pour la Roumanie si elle voulait développer son industrie auto. C’est de cette volonté qu’est née l’alliance avec la marque au losange.

Enfin… cela n’avait encore rien d’une alliance ! Dacia disposait juste d’une autorisation pour reproduire à l’identique (sauf le logo) les modèles Renault. Il aura fallu attendre 30 ans pour que cette collaboration s’officialise : en rachetant Dacia en 1999, Renault l’intègre enfin au Groupe, et lui confère un nouvel élan. Au programme : modernisation et exportation. Pour l’entreprise roumaine, cela marque une nouvelle ère, celle de la reconnaissance.

Dès 2004, la machine est bien huilée : en France, les ventes Dacia éclatent avec la sortie de la Logan. En cause, un énorme coup marketing : c’était la fameuse voiture à 5 000 euros. Les commandes se sont vite démultipliées, si bien que Renault décida de gonfler les prix en diversifiant sa gamme.

En 2006, la Logan se dote d’un bloc diesel et, en 2007, d’une déclinaison break dite MCV. Suivent une version Van et Pick-up. Le succès est tel que le Groupe Renault-Nissan n’hésite pas à piocher parmi ses propres produits (design, moteur…) pour doper les ventes Dacia. Un gage de qualité auto !

En 2008, le Sandero marque l’entrée de la firme sur le secteur des citadines et en 2010, c’est au tour des 4×4 : le Duster lance la gamme SUV et, un an plus tard, le Sandero se décline en version « tout-terrain » (Stepway). Enfin, début 2012, le Lodgy propulse le constructeur roumain dans le monde des monospaces.

Ainsi, en huit ans, la marque s’est réellement épanouie. Et cela ne fait que commencer : d’ici 2015, un utilitaire, une micro-citadine (inspirée de la Nissan Micra) et une berline devraient voir le jour. La marque prévoit également de s’étendre au Royaume-Uni. Autant dire que le planning n’a jamais été aussi chargé ! En ce qui concerne notre question de départ, la légitimité de Dacia, vous avez votre réponse… 

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